Mauritania UNDERGROUND

La médiocratie ou crétinocratie

UNE MEDIOCRATIE

 

Ils sont venus, armé de leur seule vanité, s'opposer à ce qu'ils avaient auparavant salué, défendu et servi. Ainsi ils se sont avancés, en prenant soin de ne pas nous donner l'impression de reculer ; Et ils nous ont annoncé, que du Tyran et de sa Domination, ils nous délivraient.

 

Vêtu de leurs tenues militaires, devant des foules dispersées, ils ont des discours prononcé à l'adresse de leurs frères :

 

Justice ! Ont-ils lancés avec morgue, au peuple attroupé en masse informe.

Justice ! Reprenaient-ils alors de bon cœur, toutes ces femmes et ces hommes.

Pauvre justice ! Qui à peine appelée à la vie, finit tout droit à la morgue…

 

Ils prononcèrent ces mots et ils en usèrent le beau..

 

Ces hommes n'ont pas de respect pour la dignité humaine ; Cette mascarade si bien mise en scène, ils voudraient nous faire croire, qu'ils l'ont complotée entre mauvais camarades de casernes. Ces grands Hommes à nos yeux, ne sont en fait que de tristes énergumènes aux yeux de ceux, dont ils seront à jamais les subalternes.

 

Juchés sur des estrades, cachés derrière des micros, des officiers dans un chahut charitable, nous dressait en quelque sorte le topo ; Ils étaient en direct sur tous les médias nationaux ; L'évènement ma foi, était couvert comme il le faut.

Ils abaissaient leur garde, en faisant mine de reconnaître les erreurs du passé ; Sans y prendre garde, ils reconnaissaient implicitement le rôle actif qu'ils y avaient joué. 

 

La symbolique fantasmagorique, de l'armée qui vient déposer ses forces aux pieds du peuple médusé, tentait de rehausser l'instant, d'une solennité quelque peu controversée au départ ;

L'expérience quoiqu'il en soit, dû leur être jubilatoire !

Ils s'appropriaient le pouvoir, d'écrire une fois de plus notre Histoire !

 

Ils n'ont dit précisément, que ce que nous voulions entendre,

Que ce que nous avions besoin d'entendre ;

Mais une fois entendue,

Comme de bien entendue,

Il nous a fallut  leur rendre…

 

Quoi !? C'est toute la question je crois…

Rien !  Des paroles… du vent…

On ne pouvait rien leur rendre,

Puisqu'ils nous avaient rien donné…

Ce qu'ils ont reprit était tout à eux..

Pourquoi perdre tout ce temps et cette énergie à vouloir réveiller ce qui est endormi ?

Pourquoi ces paroles inutiles, brassent-elles le vent de leurs haleines fétides ?

Au fond ils n'avaient rien à nous apprendre, à nous reprendre ou même à nous défendre

Ils souhaitaient nous renforcer dans l'idée d'avoir triomphé, sans avoir rien eu à faire, qu'espérer et prier…

Ils disent : « Nous sommes là ! » et nous leur répondons : « On ne pouvait espérer Mieux ! »

 

 

André Malraux disait : « Il est prodigieusement difficile d'être un homme qui ne veut rien. »

Il n'ignorait pas cependant, qu'il existe des hommes qui veulent tout et par n'importe quel moyen ;

Et qui n'ont que faire des droits de l'Homme et du citoyen…

 

Ces avides mercenaires, iraient jusqu'à vendre père et mère, pour une part des richesses de cette Terre.

Sur notre Sang, ils voudraient passer un coup de serpillière ;

Sur notre mémoire, ils occulteraient bien leur part entière ;

 

Qu'en est-il de tous ces mensonges  établis au nom de la vérité ?

Qui peut se porter garant de l'effet désastreux qu'ils ont produit sur notre conscience personnelle et collective, et sur nos pensées ?

 

Dans notre chère cité, ils sont légions, ceux qui ont participé de leurs vœux et de leurs actions, à l'avènement de ce règne de l'auto-rémission. Les malheureux félons, enseignent autour d'eux, l'art subtil de la sujétion qui s'ignore. Ils endossent à ce titre, une part de responsabilité sur ce que nous réserve le sort.

Ils ont choisi, le camp des débiles suppôts de Satan et se sont soumis sain de corps et d'esprit, à ce qu'ils savent être une cause placebo.

 

Qu'importe ! Ces cloportes, qui écoutent à vos portes et qui colportent vos propos de telle sorte, que vous vous demandez si c'est le vent qui les transporte… Ce sont, et les vers dans le fruit et les vers de la tombe. Dans cette vie, ils nous retirent l'usufruit de nos bonnes actions ; Et dans la tombe, nous maudissons jusqu'à leur évocation. Croyez-moi sur parole ! Nous sommes frères envers et contre tout ! Ce qui n'empêche que des gens issu de nous, mériterait bien la camisole de force ou au moins de finir sous les verrous.

 

Il en est, qui ont exploités le désir secret, que nourrit tout un chacun de vivre en paix, une vie sereine.

Ils ont, d'une certaine manière, annulé toutes velléités contestataires, chez leurs interlocuteurs.

Ils ont sût s'adresser à l'esprit de l'homme du désert, impassible comme on le sait, devant l'adversité et peu réceptif aux sautes d'humeurs.

Cet  homme là qu'ils invoquent, ne vit plus en solitaire…

 

Il en est, qui ont abusés de la crédulité et de l'ignorance des autres…La seule prééminence qui leur fut accordée, par celui qui détient mon âme entre ses mains, consistait uniquement à la transmission de la connaissance qu'ils avaient reçue. L'ordre était venu, l'erreur était appelée à disparaître. Ils ne devaient rien garder mais bien tout restituer aux autres, avant que cela ne soit leur tour, de disparaître.

 

Utiliser sa position pour influer sur l'avenir du groupe, requiert une sagesse qui ne s'additionne pas en nombre de cheveux blancs. Ce sont des Hommes rares qui marque vraiment leur temps, indépendamment des années qu'ils égrènent ici-bas. Se confronter à l'opinion du groupe, c'est risquer de souffrir quelque fois ; Mais c'est aussi faire ses preuves sur le chemin de l'épreuve.

 

 Il en est, qui sont sans foi ni loi, qui sont prêts à agir même quand il ne le faut pas. Ils instrumentalisent la division et des deux côtés dévorent à profusion. On peut les reconnaître, pour sûr, ils savent faire parler d'eux. Ils n'ont, ni Dieu, ni maître, mais mes aïeux, d'Imam ils pourraient se faire prêtre en moins de deux.

Certains indigents disent d'eux qu'ils sont intelligents. Certes ils peuvent l'être mais c'est à nos dépends ! Ils se font chantre de la douleur d'autrui et ce qu'ils ont dans le ventre en est le prix. Vous les verrez vociférer comme des femmes hystériques, blasphémer comme des hérétiques et pourtant se réclamer d'une cause politique.

Ils ont, des injustices balayés l'écheveau, des crimes, anoblis la cruauté, des responsables, dressés les portraits-robots.

 

 

Ils ont…Ils ont…Ils ont…

Trahis leur drapeau, sont montés sur leurs grands chevaux, ont menti autant aux victimes qu'aux bourreaux ;

Et maintenant que tout va à vau-l'eau, bien qu'on nous dise qu'il fasse beau, ils partagent une place au soleil avec tous les autres bandits sous le ciel….(de Mauritanie)

 

Que de chemin parcouru sans avoir avancé comme prévu…Que de temps perdu et que d'années de vie à la vue ravie…

 

A quoi nous lamenter pourrait servir ? Ne somme-nous pas heureux de les servir ? L'appétit toujours renouvelé, de ces nouveaux Tyrans présumés, n'est-il pas le signe de leur bonne santé ?

 

« Heureux les morts ! Eux au moins, ils ont la chance de ne pas assister à pareil spectacle. »*

 

Quant à nous, il faudra tôt ou tard, se résoudre à l'insurrection populaire. Quitte à y voir tous nos acquis mis en péril dans un souci égalitaire.

L'héritage de nos pairs, quoiqu'on en dise, tient dans un bagage à marchandise.  Contre leurs convoitises, nous opposerons une indéfectible volonté. Elle servira pour analyse, au bien de toute notre communauté. Le vent du large est perceptible, il ne tient qu'à nous de s'en inspirer. Tout passe par l'unité ! Restaurer la confiance, réapprendre à nous connaître, car ils ont fait de nous des étrangers…

 

Que laisserons-nous à la postérité ? Je ne suis pas en mesure de répondre..

On peu peut-être estimer, que nos prudences excessives, finiront par faire fondre les glaciers de leurs résolutions.

Pour ma part, il est hors de question, de continuer à temporiser mes protestations plus longtemps.

Je ne crains pas leurs vexations, bien au contraire, je me sens solidaire de la douleur de mes frères.

Je ne me rendrais pas insensible aux malheurs, aux larmes qui jaillissent du fond du cœur..

Je les ressentirais plutôt comme ce que je porte en moi de plus cher.

Je brandirais mon Amour comme un témoignage venu du fond des temps.

 

A la liberté qui mérite qu'on incendie sa propre maison…

Je demande bien humblement pardon..

Car si je ne me suis jamais senti complice par la bouche ou la raison,

Je sais d'une lucidité amère que ne rien faire, c'est une forme d'abandon.

 

Les commanditaires du 03 aout 2005 et leurs exécutants,

Ont dans un effort surhumain de sagesse élémentaire,

Sût s'affranchir de leur (dorénavant) encombrant vicaire.

Le siège éjectable sur lequel il était assis,

Devait être coincé jadis. ?

Ou la mégalomanie aidant,

Le président ne serait-il pas devenu gênant ?

Lui, qui dans sa conduite versatile,

Ruina plus de carrières qu'il n'existe de villes.

Lui, dont la paranoia maladive (depuis le 08 juin J)

Commençait à se concentrer de plus en plus,

Sur ceux de ces hommes de mains,

Qui lui concoctèrent cette confortable esquive.

 

Soulagé, le peuple expira profondément,

Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait retenu son souffle pendant 21 ans.

Tout cela pour s'apercevoir au dernier moment,

Que le champion toute catégorie de ce dénouement,

Le tristement célèbre « colonel Ely », soutenu par sa petite horde d'amis,

Avait envie d'une transition allant vers la « Médiocratie. »

 

Douée Mint Sneiba

 

 

 



Article ajouté le 2007-07-11 , consulté 24 fois

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