Le Requiem d'Ely
Ely, prends tes valises !
Et surtout, n'oublie ni Ghazwani, ni Aziz !
Ely, tu as tout pris,
L'argent des caisses de l'Etat,
Et mon Dieu, dans quel état,
Tu laisses notre patrie,
Et ses devises.
Ely, il fallait y rester sur ton Trône,
Puisque en secret, c'est ce que tu vises ;
Nul besoin de nous faire l'aumône,
Avec nous tu joues ta dernière mise !
Ely, tu as tourné toutes les têtes.
Celles qui vont dans ta direction,
Sont les plus mal faites ;
Et au jour de la Grande Libération,
Ils iront déchaussés et nus têtes ;
Ces va-nu-pieds qui t'applaudissaient,
Et qui acquiesçaient du chef,
à tes moindres hochements de têtes ;
Le peuple dont tu te moques,
Va rire à tes dépends ;
Aujourd'hui tu te détends,
Demain tu ne seras plus qu'une loque.
Le crime que tu as commis,
S'exprime et n'a pas de prix.
Maaouya peut se réjouir,
Son départ est une victoire.
Quant à toi tu devrais moins rire,
Parce que ce que tu prends pour un acquis,
Sera ton désespoir.
Le conseil d'une ennemie,
Est toujours bon à prendre,
D'autant plus, quand celle-ci,
N'a rien à vous vendre,
Ni rien à attendre en retour.
« Il faut penser avant de dépenser.
Il faut éviter de prendre un si grand détour,
Pour rendre aux Mauritaniens tous leurs beaux jours,
Et tous leurs biens. »
Sont des vautours.
Leur faim n'a plus de fin.
Ils attisent ta flamme vacillante,
Tandis que ton peuple agonise.
Ils s'en amusent de voir ta tour de pise déclinante,
Mais déjà tu te crois posséder d'une force surprenante.
De celle qui investit les hommes d'exceptions.
Cette force t'utilises (Ely),
Elle veut que tu périsses sous le coup de tes Machinations ;
C'est vrai que j'y crois à la rédemption.
J'y crois pour ceux qui savent demander Pardon.
Douée Mint Sneiba

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