Mauritania UNDERGROUND

Authentiquement Vôtre : Un florilège d'inepties.

Introduction de votre administratrice: " Je viens d'être informée par un collègue journaliste, que la fameuse rubrique intitulée "Authentiquement vôtre" de Brahim ould Abdallahi (journaliste, écrivain, poete et dorénavant homme politique) dans le journal l'Authentique vient de subir le coup de la censure qui je vous le confirme affecte 13 de nos journaux quotidiens, depuis la fameuse et bien triste affaire de drogue qui commence à sentir le souffre, maintenant que Mr Bonbon-biscuits devenu Mr banques-cigarettes, l'incontournable patron des patrons escrocs, ami, gérant des biens de la famille TAYA, associé préférentiel et protégé du voleur et l'infidèle (ami de trente ans de TAYA). Vous vous doutez de qui je veux parler, du triste et moins célèbre Mr BOUAMATOU, qui doit vraiment se sentir accuser pour réagir de la sorte à des propos de journaleux sans conséquence. "

Mes frères et mes soeurs il est temps de réagir, notre vigilance ne doit pas servir à rien...

Votre trés chère soeur Mint Sneiba.

Ci-dessous l'article censuré:

 

AUTHENTIQUEMENT.. VÔTRE 

 

Pour démystifier et démythifier (III)

 

Un florilège..d'inepties

 

Voilà ! Le tour est joué. On veut de nouveau nous « gruger ». Comme cela a toujours été le cas durant les 23 dernières années. On veut nous astreindre à nous en tenir uniquement au « produit fini ».. au produit mal fini par les mauvais soins du Colonel Ely en passe d'être intronisé Général d'armée, sans jamais avoir pu (et pour cause !) accéder à l'Ecole de guerre.

Un complexe parmi tant d'autres qu'il traînera toute sa vie d'ailleurs.

 

A travers cette bévue qui voudrait-t-on récompenser ? Le génocidaire ? Le disqualificateur de notre police? Le népotiste détourneur de nos deniers publics ? Ou s'agit-il tout simplement d'un auto-couronnement de celui qui n'a jamais lâché les ficelles du pouvoir, qu'il continue de tirer à son propre profit ?

 

Si les choses sont aussi simples. S'il est possible de passer général en étant à la retraite et sans hauts-faits de guerre, ni stages y préparant, pourquoi ne procède-t-on pas à l'avancement d'autres colonels à la retraite autrement plus méritants ?

La différence est que ceux-là sont partis, vraiment partis et ont fait le deuil de leur présence non désirée sur nos têtes et dans nos esprits.

Quant à notre colonel il continue sans s'en cacher d'ailleurs de caresser le rêve d'un hypothétique retour pour l'exercice visible du pouvoir.

Ceux qui me reprochaient de lui avoir prêté cette intention en ont aujourd'hui pour leurs frais. Leur embarras est tel qu'ils n'ont à me rétorquer que : « Voilà Ely est maintenant à la retraite, son bilan est à peu près ce que vous en avez dit, il faut l'oublier ! »

 

L'oublier ? je veux bien, nous voulons tous le rejeter dans les abîmes de l'oubli mais c'est lui qui ne rate aucune occasion pour se rappeler à notre mauvais souvenir.

Tenez ! voilà seulement 4 jours qu'il s'est donné en spectacle sur la chaîne « Al-Jazeera » dont les journalistes arrivaient avec beaucoup de peine à dissimuler leur gêne, devant les logorrhées du colonel. Tout comme ils n'avaient rien compris aux phrases mal ciselées et jamais complètes, que sa gestuelle au lieu d'appuyer, vidait de tout sens. Un énorme hiatus séparait ses gestes et ses paroles. C'était de l'incohérence physique qui faisait rire sous cape ses interviewers. Mais ce qui est grave c'est qu'ils se payaient au passage notre tête. Nous, le pays du million de poètes, le pays de 3 millions de beaux-parleurs. S'il est vrai que les peuples n'ont que les dirigeants qu'ils méritent, cette vérité universelle  connaît sous nos cieux et de ce point de vue son exception.

 

Notre ambivalence collective a cela de particulier. Elle nous permet d'un côté de partager avec nos dirigeants les valeurs morales mutilées et elle nous autorise à nous en séparer pour ce qui est de nos individuelles qualités.

Sur ce chapitre il faut le reconnaître nous n'avons jamais été gâtés. Nos chefs étaient tous atteints de toutes les altérations du langage : De l'aphonie totale à la dyslexie en passant par la vulgarité et l'incohérence des propos.

 

 

La période de transition qui continue a eu sans conteste la palme d'or en matière de production d'inepties. Sept mois seulement après son déclenchement, abreuvé sûrement la veille par son entourage atteint de nanisme intellectuel et moral, le colonel Ely fit une inexplicable sortie, lui le détourneur en chef contre « les voleurs des deniers publics ».

Ce jour-là, sans sourciller, il a en toute impudeur pris à partie tous les détourneurs de nos richesses. En fait, toute la salle de conférences et la plupart de ceux qui se trouvaient alentour. Personne ne lui en a voulu pour cela. C'était pour eux le top, le signal qu'ils pouvaient poursuivre dans l'impunité leurs basses besognes.

 

L'esprit MAFIOSO a ses codes et ses règles que connaissent bien les initiés. C'est ainsi que près de quatre cent milliards d'ouguiyas se sont volatilisés. Le gouvernement actuel l'a même déploré. En dépit du bilan largement « positif » qu'on lui a légué, il déclara la vacuité des caisses de l'Etat. Ce point-là est à régler au plus vite dans le cadre d'un audit que personne n'a jusqu'ici réclamé. C'est peut-être parceque---autre-ineptie---le colonel avait déclaré que pour cela il fallait remonter jusqu'en 1960. Mais revenons en 1960 ! Tout au long des deux premières décennies de notre « indépendance », il y a eu avant la guerre du Sahara, quatre petits larcins dont les auteurs ont expié. Pour le reste l'opération est fort aisée : les détourneurs sont répertoriés et leurs biens mal acquis aussi. Il suffit d'un peu de bonne volonté et le tour sera joué. Faut-il le répéter ? Les crimes économiques et ceux contre l'humanité échappent à la prescription. Tôt ou tard leurs auteurs devront payer.

 

Ses déclarations ayant été largement acclamées comme à l'accoutumée, notre colonel s'enhardit pour mettre en garde au cours d'une conférence de presse ceux parmi les journalistes qui se permettraient de fustiger les détourneurs de nos deniers. Il leur rappela à l'occasion que ces vermines « avaient des enfants, des épouses » et qu'il fallait éviter de les stigmatiser. Il l'a répété à plusieurs reprises en martelant chaque mot. C'est qu'il faisait partie du lot. Que n'a-t-il alors eu la précieuse idée de se rappeler lui et les malfrats qu'il absolvait, qu'ils avaient des mères, des épouses, des enfants et des tribus aussi, qu'ils devaient se soucier de ne pas les déshonorer par leurs misérables forfaits. C'est à ce moment-ci qu'il le fallait. D'ailleurs qu'apprenait-on à ces familles qu'elles ne savaient ?

 

Leurs cuisines, leurs garde-robes, leurs rutilantes montures et le sang qui dans leur veine coulait, ils savaient d'où tout cela provenait.

L'éducation qu'ils ont reçue leur dictait de ne pas en avoir honte mais d'en tirer la plus grande fierté. Ils n'attendent que d'atteindre leur majorité pour à leur tour commettre des forfaitures auxquelles ils ont vu leurs « Pater » s'adonner.

Ce ne fut pas tout. Un torrent d'inepties déferla sur nous sacrifiant au passage la pudeur, la logique, le bon sens tout court.

Le colonel pouvait alors à Rosso s'en prendre aux « Haratines » et aux « Islamistes », seuls vecteurs véritablement porteurs de soucis pour lui et tous ceux qui lui ressemblent.

Le combat civique des uns l'indisposait ; les autres ont le tort de l'avoir transformé en apprenti-sorcier exactement comme les USA dans l'Afghanistan de l'ère soviétique.

Ce n'était pas fini. Un autre jour il décréta souverainement qu'en l'absence d'institutions démocratiquement élues, il pouvait s'arroger le droit de mettre sur pied une autorité de la presse et je m'en tiendrais là, car la loi sur l'audiovisuel n'est toujours pas promulguée.

 

Ce qui entache d'illégalité l'existence de cette institution et il n'y a qu'un pas à franchir pour mettre à nu sa duplicité et au-delà celle du régime actuel auquel échoiera l'honneur de la régulariser.

Pourquoi le colonel  n'a-t-il pas porté à l'actif de sa transition dévoyée, la noble décision de la promulgation de cette loi ?

Est-ce parce qu'il considère que l'actuel ersatz de régime et lui-même ne font qu'un et pas deux ?  Que le succès de l'un ou de l'autre est une réussite pour les deux ? Auquel cas hier ou demain la loi sera la bienvenue pour les deux.

 

C'est peut-être l'occasion ici de clouer le bec à un membre de cette « autorité » qui me dit jaloux et envieux- ce qu'il s'empressera de nier quand je le verrai- de cette création hybride et sans effet.

J'en aurai eu honte si j'en avais fait partie, car j'aurais été le rédacteur ou le signataire du scélérat communiqué que la HAPA a publié concomitamment avec l'embastillement d'un journaliste de la presse privée.

J'ai dit cela ? Je les vois une fois encore courir à l'amalgame, à la confusion et aux contre- vérités.

Cela ne m'empêchera pas d'exprimer ma solidarité. Le combat que mène ce jeune homme n'est pas mon combat. Il continue de rêver d'un retour hypothétique du régime stipendié. Moi je me bats pour que cela n'ait jamais lieu. Seulement, et ceux de la vraie HAPA peuvent le confirmer, j'ai toujours estimé que pour une opinion même non étayée un journaliste ne peut être inquiété.

Le rôle de la HAPA est d'intercéder et de ne pas jeter comme un appât les journalistes aux tribunaux. Les ordres qu'ils reçoivent sont différents, je le sais. Mais cela ne peut les excuser. La Radio citoyenne tête de pont ou cheval de Troie  déjà autorisée ( ?!) est une autre preuve de leur fausseté. Elle est en stand-by, hébergée par la Radio d'Etat. Elle attend juste que la loi  soit promulguée  pour émettre  et nous les mettre.. au service de qui vous savez.  Cela ne nous empêchera pas de revendiquer notre droit à nos radios et nos TV.

Qu'ils s'avisent un seul instant ce jour-là de nous en priver et nous verrons si leur mauvais ou bon vouloir peut nous pénaliser. Les systèmes politiques qui naviguent à vue comme le nôtre ont cela de spécifique : Parce qu'ils balbutient, ils cherchent à satisfaire par dessus tout leurs partenaires étrangers. Ces derniers imposent le respect des règles de la démocratie, les droits de l'homme et la justice dans nos pays-martyrs. Ceux-là sont aussi pour nous un recours. Même si parfois leurs intérêts passent avant nous.

 

BRAHIM ABDALLAHI               



Article ajouté le 2007-06-17 , consulté 23 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Revue de Presse "

Retour aux articles



Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever